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Comparatif

Pilulier journalier ou semainier : lequel choisir ?

Deux formats, deux façons d'organiser ses journées. La question n'est pas de savoir lequel est le mieux conçu, mais où vous vous trouvez au moment où vous l'ouvrez.

Par Mathilde F. · 7 min de lecture
Lin plié et sac de journée avec des clés en laiton posés sur une table en chêne miel

Vous hésitez entre deux formats et vous cherchez le meilleur. Il n'existe pas. Un semainier et un journalier ne répondent pas à la même question.

Journalier ou semainier : la question est mal posée

La différence entre un pilulier journalier et un semainier ne tient pas à la qualité de fabrication : ces deux formats ne répondent pas à la même question. Le premier organise sept jours d'avance depuis un point fixe, votre cuisine ou votre table de nuit. Le second accompagne une journée qui bouge, du petit-déjeuner au dîner chez des amis.

Les comparatifs opposent d'ordinaire des caractéristiques : nombre de cases, matière, système de fermeture, prix. Ces éléments comptent, mais ils arrivent après. Ils départagent deux modèles d'un même format, pas deux formats entre eux.

La question qui départage vraiment porte sur votre géographie. Où êtes-vous, physiquement, quand vous ouvrez la boîte ? Dans votre cuisine, ou dans un train ?

Répondez à celle-là et le choix devient évident.

Ce que le semainier fait bien

Table de cuisine en chêne miel avec une tasse en céramique et un journal plié, lumière de lampe chaude

Commençons par lui, parce qu'il ressort perdant de presque tous les comparatifs, et qu'il ne le mérite pas.

Son premier mérite est la préparation groupée. Vous ouvrez vos boîtes une fois, vous remplissez les cases, vous rangez, et la question ne revient plus avant le dimanche suivant, ce qui libère la tête pour six jours. C'est confortable.

Vient ensuite la vue d'ensemble. D'un coup d'œil sur la rangée, vous savez si vous avez sauté la veille au soir. Aucun autre format ne donne cette information aussi vite, et pour quelqu'un qui doute souvent, c'est le point décisif.

Reste la mémoire du remplissage. Le geste devient un rendez-vous accroché à un moment précis, le dimanche devant le journal télévisé ou le samedi matin en rentrant du marché. Un geste qui a sa place dans la semaine s'oublie moins qu'un geste qui flotte.

Arrive un quatrième avantage dont on parle peu, et qui concerne l'entourage. Une fille qui passe le mercredi peut vérifier en trois secondes que la semaine de sa mère a été remplie, sans avoir à poser de question. La boîte parle à sa place, ce qui évite un échange que personne n'a envie d'avoir.

Pour quelqu'un dont les journées se passent à la maison, à heures régulières, le semainier reste difficile à battre. Ce n'est pas un lot de consolation, c'est le bon outil pour ce mode de vie.

Ses limites commencent à la porte d'entrée

Tiroir de buffet en chêne miel entrouvert, lin plié et un emplacement rectangulaire vide au centre

Elles apparaissent dès que vous sortez.

Un semainier a la taille d'une trousse d'écolier. Il ne rentre pas dans une poche, il occupe le fond d'un sac, et il cliquette quand on le déplace. Emporter sept cases pour un déjeuner de deux heures n'a pas beaucoup de sens.

Plus gênant que l'encombrement : l'objet annonce ce qu'il est, de loin, avec ses cases alignées et ses initiales en relief. Posé sur la table d'un restaurant, il oriente la conversation vers un sujet dont vous n'aviez pas envie de parler ce midi-là, devant des gens que vous connaissez peu. Tout le monde l'a vécu.

Alors on le laisse à la maison. Et le jour où l'on déjeune dehors, on glisse ce qu'il faut dans un mouchoir en papier au fond d'une poche, ce qui règle la question de l'apparence en ouvrant celle de l'oubli.

Le troisième point est plus terre à terre. Sept cases à ouvrir, à vider, à essuyer une par une : un semainier se nettoie mal, surtout quand les compartiments sont solidaires du couvercle et qu'on ne peut pas les passer sous l'eau. Beaucoup finissent par ne plus être lavés.

Ces trois limites ont un point commun : aucune ne se voit au moment de l'achat. Vous comparez deux boîtes sur un écran, l'une contient sept fois plus que l'autre pour un prix voisin, et l'affaire paraît entendue. Elle l'est, tant que vous restez chez vous.

Ce que le journalier fait bien

Coin de table de restaurant avec serviette en lin, assiette à pain, clés de voiture en laiton et lunettes pliées

À l'opposé, le journalier part du problème inverse.

Il ne contient qu'une journée, ce qui lui permet de tenir dans une paume. Vous le glissez dans la poche intérieure d'une veste, dans une pochette, dans le vide-poche de la voiture. Il ne pèse rien et il ne s'annonce pas.

Son vrai gain est ailleurs.

Une journée n'est pas un plan. Vous pensiez rentrer à dix-neuf heures, on vous retient à dîner, vous restez, et cette journée qui a changé de forme ne pose aucune question si vous avez le format court dans la poche. Sans lui, elle en pose une.

Ajoutez qu'il se sort en public. Posé sur la table du restaurant, entre le pain et les clés de voiture, un étui plat ne ressemble à rien de particulier. Personne ne lève les yeux.

Trois jours chez votre fille, un aller-retour à Lyon, une nuit imprévue : le format court se prête à ces déplacements mieux qu'une grande boîte qu'on hésite à mettre dans un bagage. Vous en emportez deux ou trois, l'affaire est réglée.

Le format suit la journée, pas l'inverse.

Notez que les deux formats ne s'excluent pas. Un semainier dans la cuisine pour la vue d'ensemble, un journalier qu'on remplit le matin avant de sortir : c'est la combinaison vers laquelle beaucoup finissent par aller, et elle coûte moins cher qu'un mauvais choix gardé par principe.

Ses limites, dites franchement

Table de nuit en chêne miel au crépuscule, petit plateau vide en céramique et carafe en verre

Maintenant le revers, et il est réel.

Vous devez le remplir tous les jours, ou tous les deux jours. C'est un geste supplémentaire, court, mais qui revient. Si votre objectif était précisément de réduire le nombre de fois où vous manipulez vos boîtes, le journalier va dans le mauvais sens.

Autre chose : il ne donne aucune vue d'ensemble. Le compartiment du soir est vide, mais est-ce parce que vous avez pris ce qu'il contenait, ou parce que vous ne l'avez pas rempli ce matin ? Le semainier répond à cette question, le journalier vous laisse chercher.

Et si vous oubliez de le remplir, vous partez avec un étui vide, ce qui est pire qu'un semainier resté sur le buffet.

Trois questions pour trancher

Trois questions suffisent, et aucune ne porte sur l'objet.

La grille de décision

1. Où êtes-vous, en général, quand vous ouvrez votre pilulier ? Chez vous, ou dehors ?
2. Combien de fois par mois déjeunez-vous ou dînez-vous ailleurs que chez vous ?
3. Qu'est-ce qui vous coûte le plus, remplir une boîte tous les soirs, ou renoncer à l'emporter ?

Ces questions paraissent sommaires. Elles suffisent pourtant, parce qu'elles portent sur votre semaine réelle et non sur les qualités théoriques d'un objet que vous n'avez pas encore eu en main.

Si vous avez répondu « chez moi » aux trois, prenez un semainier. Il fera mieux le travail, et un journalier ne vous apportera rien que vous n'ayez déjà. Le conseil vaut aussi quand vous préparez la semaine de quelqu'un d'autre, parce que la vue d'ensemble sert alors à deux personnes.

Dès que vous sortez plusieurs fois par semaine, la réponse bascule. Le journalier cesse d'être un accessoire d'appoint pour devenir le format principal, et le semainier redevient ce qu'il aurait dû rester, une réserve posée dans la cuisine.

Beaucoup d'articles qui comparent ces deux formats concluent en faveur de celui qu'ils vendent. Nous vendons un journalier. Autant le dire avant la suite.

Le pilulier SEREVA, un journalier assumé

Pilulier SEREVA blanc ivoire à couvercle or rosé poli miroir, posé à plat sur son écrin de suède beige

Sa particularité est de ne pas chercher à faire les deux.

Quatre compartiments pour une seule journée, Matin, Midi, Soir, Couché, dans un étui plat qui tient dans une paume. Le corps est blanc ivoire mat, le couvercle en laiton poli porte le nom en relief. Un coupe-comprimés séparé est logé à l'intérieur.

Ce qui change, à l'usage, tient au fait qu'il ne ressemble pas à ce qu'il est : il passe pour un poudrier, pour un étui à cartes, pour un objet qu'on aurait choisi. C'est ce qui le fait sortir du sac.

Chaque exemplaire arrive dans un écrin de suède beige, ce qui règle la question de l'emballage quand on l'offre. Trois coloris sont disponibles : Blanc Ivoire, Noir Mat, Bleu Nuit. Trente-neuf euros, livraison offerte dès 50 €.

Parlons du prix, puisque la comparaison se fait aussi là. Trente-neuf euros vous paraîtront chers en face d'une boîte de pharmacie, et raisonnables en face des objets que vous choisissez pour durer. C'est un arbitrage, pas une réponse.

Reste la question du bon destinataire, et elle mérite une réponse nette. Si vous préparez votre semaine le dimanche et que vous ne sortez pas avec, gardez votre semainier : ce format vous servira mieux, et nous préférons le dire que vendre un objet qui finira dans un tiroir. Si vos journées vous emmènent ailleurs, le journalier vous conviendra mieux, et c'est le seul argument qui compte ici.

Le format journalier

Quatre compartiments, une journée, une paume.

Étui plat, corps blanc ivoire mat, couvercle en laiton poli. Matin, Midi, Soir, Couché, un coupe-comprimés séparé, et un écrin de suède beige.

Trois coloris · 39 € · Livraison offerte dès 50 €

Voir le pilulier →

Mathilde F.
Écrit pour le Journal SEREVA. Elle s'intéresse aux objets qu'on garde et à ceux qu'on range.

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